Deux cents véhicules inscrits, plus de 4.000 kilomètres parcourus en Tunisie et Libye, de la navigation, du pilotage, des dunes cathédrales, le tout décliné en 10 jours de course passionnants et truffés de rebondissements.
Le tout pour un total de près de 3.000 km sous le chrono et une arrivée teintée de suspense, pas de doute : le Rallye de Tunisie 2008, premier rendez-vous de la Coupe du Monde des Rallyes Tout Terrain, a fait honneur à son titre de plus grand rallye africain de l’année !
Pour s’en convaincre, il suffisait de voir les mines réjouies de l’ensemble des concurrents parvenus sur la plage d’El Kantara, près de Djerba, où était dressée la ligne d’arrivée de cette édition 2008. Car si, sur les 97 motos, 91 autos et 11 camions ayant pris le départ, en course à Marseille, fin avril, moins de la moitié seulement décrochèrent le précieux sésame en goûtant aux joies d’un podium final, tous eurent le sentiment de flirter avec l’extrême. Mais d’Olivier Pain (Yamaha 450), lauréat en moto, à Tomas Tomecek (MAN), vainqueur en camions, en passant par Dominique Housieaux (Buggy Schlesser), enfin couronné en auto, chacun a également le sentiment d’être entré de plein pied dans la nouvelle dimension dessinée par Stéphane Clair et Cyril Neveu, pour cueillir la preuve irréfutable que l’Afrique reste bel et bien la plus merveilleuse des terres d’accueil pour les passionnés d’aventure
Depuis Marseille, et le prologue nocturne organisé dans la fameuse ‘Coulée Verte’ devant des centaines de spectateurs enthousiastes, jusqu’à Djerba, l’île de douceur bercée d’une mer turquoise, les concurrents de ce Rallye de Tunisie 2008, ont vécu 10 jours d’une course hors du commun. La Tunisie dans toute sa splendeur, la Libye dans ce qu’elle avait de plus inédit : rien ne leur a été épargné lors d’un rallye difficile et éprouvant, tant pour les hommes que pour les machines.
Parcours inédit, varié et exigeant !
Au lendemain de l’arrivée : une chose paraît évidente à tous. Le Rallye de Tunisie joue désormais dans la cour des plus grandes épreuves du genre. Avec seulement 42 motos (sur 97), 44 autos (sur 91) et 4 camions (sur
officiellement classés au terme de plus des 4.000 kilomètres d’un parcours exigeant, le premier rendez-vous africain de l’année affiche des statistiques impressionnantes. Renforcée par ce crochet libyen de quatre jours, totalement inédit en l’espace de 27 éditions, mais qui valait le détour, la difficulté du parcours a atteint des sommets qui n’avaient d’égal que l’incroyable beauté des paysages traversés.
Un tracé couleur sable, avec trois grosses étapes de dunes. Un sable jaune et surchauffé, en Libye, pour atteindre Idri, mais aussi dans l’erg Oubari avec ses dunes cathédrales, lors de la fameuse boucle Idri-Idri. Un sable ocre et porteur, en Tunisie, pour rallier El Borma. Et enfin, un sable blanc dans l’erg de Jeinein, sur l’étape menant à la splendide oasis de Ksar Ghilane. Du franchissement à la pelle mais aussi des pistes empierrées et techniques, très exigeantes pour les mécaniques, des pistes sablonneuses et rapides, truffées de pièges de navigation, mais aussi des grandes étendues parcourues en hors-piste et au grand galop par les plus rapides : il y en avait vraiment pour tous les goûts !
Et si rien n’aura été épargné aux équipages présents sur le plus grand rallye africain de l’année, le classement sportif de l’épreuve porte, lui aussi, les stigmates d’une course exigeante et indécise jusqu’à Djerba !
Source : rally-live.com