La semaine prochaine, la troisième édition de la TransAfricaine Classic quittera Paris et se dirigera vers le Sud de la France. Le départ de ce raid de régularité, ce rallye de la francophonie attise bien des appétits puisque une centaine de concurrents participent à cette aventure lancée par Patrick ZanirolI.
Derrière son créateur, dirigeant du Dakar durant quelques années, l’Afrique reste un de ses terrains de prédilection puisque depuis trois ans maintenant, l’homme discret, professionnel et méticuleux arrange cette épreuve avec passion et respect de l’Afrique, il organise d’autres épreuves - avec son épouse Viviane - qui touchent d’autres genres.
Patrick a lancé ce concept Classic - non pas sur un coup de tête - mais, sur un calendrier qui permettait à ceux et celles qui rêvent du Dakar (de ASO) sans en avoir les moyens financiers ou techniques d’y aller, de s’amuser comme les «grands» et d’évoluer dans les étendues désertiques, de rouler sur les dunes, dans la steppe ou sur des pistes caillouteuses.
France, Maroc, Mauritanie et Sénégal : quatre pays traversés dans un esprit «TransAf’», épreuve « piquée » à personne mais montée avec beaucoup d’effets et de convivialité. Pour l’avoir vécu, la TransAfricaine Classic dégage des valeurs estimées par les concurrents, raison pour laquelle ils y reviennent ! Certes, la conjoncture n’est pas des plus favorables actuellement et les sports mécaniques en pâtissent - meilleure preuve : la difficulté d’organiser à Paris ou dans ses alentours, un Grand Prix de France de Formule 1 en 2010, discipline mondiale médiatisée à foison.
Patrick Zaniroli qui perd de l’argent sur cette édition, ne baisse pas les bras pour autant ! Les rallyes du Maroc (AMV Shamrock), l’Egypte viennent d’en faire aussi les frais, le prochain Dakar en Amérique du Sud sera très certainement lui aussi victime de la conjoncture, le pointage des concurrents qui s’élanceront réellement le 3 janvier prochain, le démontrera.
Aujourd’hui, la TransAfricaine se prépare pour les vérifications administratives et techniques qui auront lieu mardi et mercredi prochains au Stade Yves du Manoir à Colombes. C’est le jeudi 14 novembre de Paris-la-Défense (clin d’il au Dakar 1989 lancé du même endroit) que les concurrents s’échapperont vers Olivet (Orléans) après une liaison de 154 km.
La première épreuve de régularité se disputera à Olivet sur une piste de quatorze kilomètres puis, les concurrents descendront plein « sud » à Alès après avoir couvert une liaison de 574 km.
A Alès samedi prochain, deuxième régularité avant d’embarquer à Sète et de débarquer à Tanger le lendemain. Le Maroc et ses réputées pistes les attendent, la caravane de « Zani » les foulera une semaine durant, jusqu’à Dakhla où se tiendra la journée de repos le dimanche 23 novembre.
Durant la dernière semaine de course, le programme comprendra la Mauritanie et le Sénégal. Les concurrents emprunteront un axe de progression très à l’ouest : « Afin de garantir une sécurité maximale ! » prévient Patrick Zaniroli. « Ce sera pour eux la découverte du franchissement de dunes mythiques » De Dakhla à Dakar, ils feront escale à Bou Lanouar, Akjoujt, Idini, Richard Tool en Mauritanie, Lompoul et le Lac Rose au Sénégal concluront cette troisième édition.
Source : rally-live.com
Leave a reply