C‘est une équipe familiale où la convivialité marque chaque bivouac. C’est le dernier « salon » où l’on cause car, avec leur accent chantant tout le monde se plait à discuter avec eux pendant que Vincent Albira, el « petit » de la famille se bat sur la piste.
Dans la zone d’assistance, Michel le papa, Christian le tonton et Claude l’ami, attendent résolument sous le toit d’une tente de couleur rouge qui protège du soleil plombant. Table pliante, fauteuils de camping et même transat sont à disposition un vrai havre de paix !
« Baninga y’a desert » figure sur les deux véhicules d’assistance, traduction de ce slogan en africain : « les amis du désert ! » C’est dire si le quatuor aime et apprécie ce Continent au point de lancer sur le sable, dans les dunes, la caillasse du Maroc aussi, le « minot », Vincent, 23 ans au guidon d’un Quad Yamaha 700 Raptor. Et le môme fait des éclats au point de prendre au terme de la deuxième étape du Rallye du Maroc la tête de la catégorie tout en occupant la neuvième position au général.
Vincent, dont c’est la première épreuve internationale, la position de leader ne lui gonfle nullement les chevilles : « Rien n’est gagné ! Il reste quatre étapes et je suis dans une marche de progression. Je pends mon temps pour tout apprendre, de la navigation, de l’appréhension du terrain, du rythme à adopter selon le terrain Tout est découverte mais avec tellement de plaisir ! » lâchait ce jeune béarnais aussi heureux qu’un enfant au pied d’un arbre de Noël !
Aujourd’hui, à l’amorce de la troisième étape, Vincent Albira est déjà un jeune acteur que l’on regarde, que l’on interroge et dont se méfie ses principaux adversaires : l’Espagnol Climent Vicent, leader le premier jour et le Français Jean-Christophe Minard.
Source : rally-live.com