Troisième journée de galère pour l’équipage n°217, actuellement bloqué dans les dunes avec un triangle de suspension avant droit brisé… Les soudures kazakhes ne sont plus ce qu’elles étaient…
Arrivés tard dans la nuit de la spéciale d’hier qu’ils n’ont pu terminer - classés 32èmes - l’équipage parisien pointait ce matin à la 21ème place du classement général, avec comme unique objectif celui de rallier Pékin samedi après-midi.
Mais c’est sans compter sur la difficulté croissante de ce rallye, qui offre aux concurrents des défis extraordinaires…
Aujourd’hui, la Transorientale est montée encore en puissance avec cette épreuve spéciale de 202 Km.
Au milieu de dunes monstrueuses, à travers le désert de Badain Jaran en Mongolie Intérieure, les concurrents parcourent actuellement 120 Km d’anthologie, avec des descentes à couper le souffle. Certaines atteingnent jusqu’à 150 mètres de dénivelé, l’équivalent d’un immeuble de 50 étages ! Les concurrents ont d’ailleurs longé la plus haute dune du monde avec ses 500 mètres de dénivelé !
Il faut donc tenir le cap à travers ce véritable dédale et éviter lacs salés ou d’eau douce qui parsèment ces dunes : un paysage unique au monde. Pour la suite, la piste déroule ses lacets avant de se dérouler plus tranquillment vers le bivouac…
Mais Philippe Vandromme et son copilote son actuellement bloqués au milieu des 120 Km de dunes, avec un triangle de suspension brisé - celui-là même qui avait été re-soudé au Kazakhstan… Et leur camion d’assistance, piloté par Antoine Morel, a décidé de ne pas prendre la spéciale sous peine d’y rester pour de bon. Certainement un bon choix car aucun camion ne parvient actuellement à terminer la spéciale, mais une mauvaise idée car Philippe Vandromme et Frédéric Vivier ne savent pas encore comment il vont pouvoir réparer…
Nous avons eu Philippe Vandromme par téléphone satellite : « Trois jours difficiles comme ça, c’est pas possible… Les hommes et les mécaniques sont fatigués… On a mis 4 heures à rejoindre le CP1, et, comme nous partons toujours dans les derniers, les difficultés sont multipliées par une heure de passage plus tardive (donc un sable plus chaud et moins porteur) et par une trajectoire labourée…
Nous avons croisé un camion sur le toit, avons doublé François Delecour qui a décidé de rejoindre le bivouac par la route et tout le monde galère… En 2 roues motrices, il falllait aujourd’hui passer dans les premiers ou bien ne pas se lancer dans cette galère…
Pour l’instant, nous sommes arrêtés, un peu despérés… Notre seule chance, c’est le camion du Team Dessoude n°437 et qui n’est pas très loin. Ils vont peut-être pouvoir nous aider à consolider notre suspension. C’est notre dernière chance d’arriver à Pékin. Le moral est bas pour l’instant… »
Source : rally-live.com
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